vendredi 13 mars 2009

03ème édition du Salon international des poètes francophones au Bénin (Sipoef)

La fête poétique ouvre ses festivités officielles demain Dans 24 heures le Centre culturel français de Cotonou et à la maison de la francophonie de Cotonou seront sous les feux de la rampe des manifestations de la 03ème édition du Salon international des poètes francophones au Bénin (Sipoef). Amine Laourou, initiateur du Sipoef et ses collaborateurs continuent de mettre les bouchées doubles afin que l’édition de cette année soit une parfaite réussite. Après la descente de Romain Pollender du Québec au Bénin comme le premier poète étranger, plus d’une dizaine ont encore foulé le sol béninois. Presque tous les poètes étrangers invités pour 03ème édition du Salon international des poètes francophones au Bénin (Sipoef) ont répondu à l’appel de Amine Laourou. Ils séjournent depuis quelques jours dans des hôtels de cotonou. Au nombre de ceux –ci, Danielle Fournier retient ici l’attention. D’origine québécoise, elle a été accueillie le mardi dernier à cotonou. Danielle Fournier est invitée au Bénin par Amine Laourou afin de partager ses expériences en de poésies avec ses pairs d’ici et d’ailleurs. Directrice littéraire des éditions de l’Hexagone, Montréal ; Danielle Fournier est enseignante dans plusieurs universités de la France et auteure de plusieurs œuvres littéraires. La quadragénaire est très émue de sa venue au Bénin car, selon elle « c’est un grand plaisir de découvrir l’Afrique à travers le Bénin ».
Danielle Fournier,poète québécoise
En effet, la promenade poétique va ouvrir ses festivités officielles demain au ccf de cotonou. Elle drainera d’éminentes personnalités du monde littéraire béninois et d’ailleurs. Cet évènement qui aura lieu du 02 au 07 mars prochain permettra aux festivaliers, aux publics béninois et d’ailleurs de découvrir les textes des poètes invités et qui seront exposés au Ccf à la Maison de la francophonie. Plusieurs festivaliers sont attendus à ce rendez-vous poétique. Il s’agit de Philip Laval (France), Bruno Doucey (France), Louis Bertholom (France), Benjamin Franz (Haïti/Québec) Jean-Marc Zankpin (Côte d’Ivoire), Amadou Lamine Sall (Sénégal), Danielle Fournier (Québec/Canada), Amadou Elimane Kane (Sénégal), Tahar Bekri (Tunisie), Farah Abdel Sater (Liban), Sophie Heidi Kam (Burkina-Faso), Romain Pollender (Québec/Canada), Damien Sleepters (Belgique), Nicole Cage-Florentiny (Martinique), Lambert Schlechter (Luxembourg), Corinne Larochelle (Québec/Canada), Tahar Bekri (Tunisie), Pascal Rébétez (Suisse), Françoise Coulmin (France), Stéphane Despatie (Québec/Canada), Jacques Kupfer (Suisse), Gary Klang (Haïti/Québec), Claudine Bertrand (Québec/Canada), Angèle Bassolé (Burkina-Faso/Côte d’Ivoire), Paul Dakeyo (Cameroun), Fernando d’Almeida (Bénino-Camerounais), Mona Latif Ghattas (Égypte/Canada), Andrée Lacelle (Ontario/Canada), Cai Tianxian (Chine), Mohamed-Omar (Maroc) et l’ensemble des écrivains poètes béninois tels que : Nouréini Tidjani-Serpos, Mahugnon Kapko, Jérôme Carlos, Louis-Mesmin Glèlè, Henri D. Hessou, Eric-Hector Houkpè, Dieudonné Adingbossou, Guy Ernest Kao, Eugène Gbededji, Alphonse Gbaguidi, Camille Amouro, Florent Hessou, Constantin Amoussou ...Etc. Par ailleurs des ateliers de traduction, d’écriture, de formation des poètes et étudiants sans oublier la projection vidéo retraçant la vie et l’œuvre de Senghor meubleront les festivités du Sipoef. Le thème principal du Sipoef édition 2009 est «En rires» .A travers cette thématique , Amine Laourou veut stimuler la promotion de l’éducation artistique, sensibiliser les jeunes générations à la journée mondiale de la poésie et enfin offrir des prix d’encouragement aux jeunes poètes. A noter que ce jour qu’une rencontre entre poète d’expression française et professeurs traducteurs Fon, Yoruba, Mina, Gun, Dendi, Bariba. Maison de la francophonie aura au ccf de Cotonou dans l’après midi. Poèmes de Danielle Fournier Soie s’éveille endormie, ne cesse de vouloir renouer avec son rêve. elle descend au jardin, dans la lumière du petit matin. Elle pousse jusqu'à la fontaine l’illisible, écran du songe où s’écrivent ses nuits déportées. Elle touche à son ventre, reconnaît la blessure, hurle non à cette heure revenue Non, je n’appréhende rien du saisissement de l’heure quand me revient votre voix ; ni ne m’effraie de cette promenade autour de votre corps, à l’arbre appuyé je reprends l’écriture de cette histoire en la présence des montagnes. de l’eau. de l’eau pour arriver à la terre et sortir des Ténèbres et de la poussière. de l’eau, de l’eau. je n’évite aucune route, aussi sombre, éclairée ou graffignée par les enfants de la nuit, les vêtements en loques. de l’eau. de l’eau pour accueillir les paroles secrètes, serrées au fond de la chair : les ongles entaillent les paumes Cachés dans la forêt, le jour entre dans leurs yeux, autour d’eux, leur langue a gardé le goût de la brûlure. Ils se sont refusés aux revenants Pour me désappartenir, j’avance sur des sables pesants et ne peux rien y faire cela est écrit Extrait de Des mots effleurés de lumière, Danielle Fournier Montréal. Publié au journal "Nokoué" du Bénin,le 03Mars 2009

Spectacle déambulatoire «Parade de Perruque voitures» du plasticien Meschac Gaba

Une création pour moderniser les masques «Guêlèdè» selon le public Un immense nuage de poussière dans lequel on distingue une foule nombreuse qui converge et se transforme en un flot ininterrompu dans les grandes artères de la capitale économique du Bénin (Cotonou). C’est le spectacle déambulatoire «Parade de perruques voitures» de l’artiste plasticien Meschac Gaba qui a démarré ses hostilités au cœur de la ville de Cotonou : Place de l’étoile Rouge. Regards interrogatifs et curiosités sont les faits empiriques qui attirent l’attention des usagers des diverses artères parcourues hier à Cotonou. La population Cotonoise et environ ont vécu une nouvelle fois les moments spectaculaires en ce qui concerne les arts plastiques. Après le spectacle déambulatoire «Awobobo» du plasticien Dominique Zinkpè en avril dernier lors des manifestations du Fitheb, Meschac Gaba revient à la charge avec un nouveau concept. Intitulée «Parade de perruques voitures», cette nouvelle création de Meschac Gaba a fait le tour de diverses artères de la ville de Cotonou. En effet, seize (16) personnes en uniforme blanc ont porté chacune sur leur tête des perruques en voiture. Chaque œuvre portée a sa spécificité dans le choix de la couleur des mèches et des formes de voitures inspirées par Meschac Gaba. Sous la ballade musicale, les personnes ciblées ont fait le tour de Cotonou en suivant des itinéraires précis. La première étape de la parade a pour itinéraire l’axe Etoile rouge- passerelle de Cadjèhoun, Haie vive- place des Martyrs de Cotonou, tandis la deuxième a laissé défiler les mannequins sur les tronçons Zongo-Jonquet et place Lénine – Fidjrossè. A travers cette parade, le plasticien Meschac Gaba tient à nouer une relation particulière entre les créateurs et le public, mais également exposer le rapport, de plaisir que les artistes entretiennent avec leur travail.
A noter que le public béninois a assimilé les nouvelles créatures de Meschac Gaba aux masques traditionnels du Bénin dénommées «Guêlèdè modernisé». Nouvelle philosophie qui pourrait peut-être poussée Meschac Gaba à d’autres inspirations pour bien peaufiner cette aventure. Meschac Gaba confirme ce rapprochement du public en murmurant «les sculptures tresses font partie de ces nouveaux objets inspirés de la tradition et de la modernité pour faire innover la création béninoise ou universelle». Le spectacle déambulatoire «Parade de perruques voitures» a été filmé pour la réalisation d’un documentaire. Ce dernier sera diffusé dans d’autres pays notamment en Afrique du Sud a souligné l’artiste. En vue de permettre à la population d’être en contact avec ses œuvres, Meschac Gaba projette une nouvelle parade pour le 20 décembre prochain. Celle-ci prendra les axes tels que : parc de Sèmè- Ganhi et le Palais des congrès de Cotonou -Centre international des conférences. Rappelons que Meschac Gaba est un artiste plasticien béninois résident en Hollande. Ses grandes créations font de lui un plasticien international. Il a réalisé ces genres de parade un peu partout dans le monde mais avec le concept de «Building» façonnée en perruques. La différence est que celle-ci a été réalisée en forme de voiture. Un simple regard illustre tout le travail de dextérité de ce grand artiste africain. Publié au journal quotidien « Nokoué » du Bénin, le 11Janvier 2009

Résidence de création au complexe culturel ‘’Le Centre-Bénin’’ : Olga Luna et Vincent Bredif, un duo pétulant

                                (Les œuvres dévoilées au public vendredi) Au lendemain de la cérémonie du vernissage de l’exposition  de...